Le mérule, un champignon lignivore

le mérule, le champignon lignivore qui ravage votre maison.Classée dans la famille des champignons lignivores, le mérule fait partie des parasites du bois les plus dévastateurs. Si sa détection n’est pas encore intégrée au diagnostic parasitaire, la loi Alur devrait rapidement évoluer sur ce point. Ce qui n’est plus le cas pour 6 communes du Finistère depuis le 4 janvier 2018, ou un arrêté préfectoral rend obligatoire l’état parasitaire pour toute vente de maison. Car son infestation et son attaque dans nos habitations sont un véritable danger (tout comme les insectes xylophages, et les termites dans d’autres régions), notamment en altérant la solidité des poutres de nos charpentes et du bois d’oeuvre que pour la santé de l’occupant.

L’espèce la plus dévastatrice des champignons lignivores

La mérule pleureuse (Serpula lacrymans, ou encore connu comme Merulius domesticus, Merulius lacrymans, Gyrophana lacrymans ou merule ), plus communément appelée « champignon des maisons » ou encore « champignon des charpentes », est sans conteste l’espèce de champignons lignivores occasionnant le plus de dégâts. Bien que souvent dissimulée derrière les revêtements des murs et du sol, on en détectera la présence par une apparence brunâtre du bois. Celui-ci finissant par se déliter en morceaux d’aspect cubique avant de s’effriter entièrement.

Origine et facteurs déclenchants

Le mérule se développe si certains éléments sont réunis.

  • Le taux d’humidité en est la première cause. Dès 22% d’humidité dans une habitation, elle est dans un contexte propice au développement. Au delà de 40%, sa prolifération est limitée. L’utilisation d’un hygromètre peut vous aider à apprécier des taux suspects d’humidité.
  • Une température comprise entre 20 et 26°C favorise son déploiement. Toutefois, le champignon ne résiste pas aux grandes chaleurs.
  • Les espaces confinés et renfermés, non-aérés.
  • l’obscurité, les endroits inaccessibles.
  • Les émanations  ammoniacales ou vapeurs d’ammoniaque.

Le développement de la mérule se fait souvent après des dégâts des eaux. Ne négligez donc pas les travaux de rénovation si vous avez été victime de problème d’infiltration. De plus, si vous n’allez pas souvent dans les combles, prévoyez dans le cadre des traitement curatif  des bois contre les termites ou le capricorne, de demander aux professionnels d’inspecter les poutres à la recherche de mycélium ou de toute trace d’humidité.

Autrement dit, un bâtiment sain clos, couvert, ventilé et entretenu, sans fuites de plomberie, de gouttière ou de chenaux est à l’abri du mérule.

Dégâts occasionnés par la mérule pleureuse

Le mérule se nourrit de la cellulose du bois, plus exactement de la lignine. Une fois installé, le champignon va attaquer progressivement toutes les structures en bois de la maison : Les charpentes, les planchers, les plinthes, les boiseries… avec une affection particulière pour les bois secs résineux. Il s’immisce dans les murs, profitant des joints de ciment pour se disséminer dans le logement ou grâce à la propagation des spores. Petit à petit, il fragilise toutes les parties en bois grâce à la pourriture cubique, qui en détruit ses propriétés mécaniques.

Comment reconnaître le mérule : nos photos

Le Mérule se décline sous différentes formes suivant sa maturité. Souvent confondu avec le Coniophore des caves ou le Poria, tous deux des champignons à pourriture brune, découvrez notre galerie de photos représentant le mérule à différents stades de développement.

Ces photos ont été prises lors de demande de diagnostic, ou lors de chantier de traitement. Les photographies sont prises sans trucage et révèlent des déclinaisons du mérule à différents stades de maturité.

Traitement et destruction de la mérule

Le traitement de la mérule ne peut être improvisé. Seul un spécialiste certifié CTBA pourra prodiguer un traitement fongicide adéquate et assurer son éradication. La lutte contre le champignon ne pourra se faire de façon pérenne uniquement si un ensemble de conditions sont réunies et si un diagnostic clair a été établi. Pour exterminer ce « lèpre » et ce fléau, des examens complets seront effectués :

  • Contrôle de l’hygrométrie à différents endroits de la maison (une cave humide)
  • Recherche d’infiltration dans la toiture et les maçonneries et de fuites d’eau
  • Recherche de présence de salpêtre et/ou de remontées capillaires : il faudra dans ce cas traiter et assécher les murs ( ce qui reste aussi un gros argument dans le cadre d’une future transaction immobilière et permettra de rassurer le futur acquéreur en limitant les vices cachés)

Réagir vite dès les premiers signes de mérule

Le champignon de mérule est très sournois. Il peut végéter pendant des mois voire des années, et se réveiller quand les conditions sont optimales. Il ne faut donc pas passer à côté de quelques indices de sa présence dans votre logement, et prendre rapidement les bonnes initiatives en demandant un diagnostic pour limiter les risques de proliférations.

Quels sont les premiers signes de mérule ?

Même si vous n’êtes pas expert, si vous vous trouvez dans une zone à risque (comme le Finistère et le Morbihan, et généralement toutes les villes qui sont soumis à un diagnostic obligatoire du mérule dans le cas d’une vente immobilière, notamment Quimper, Châteaulin, Elliant, Douarnenez, Morlaix et Saint-Martin-des-Champs), certains éléments ou transformations dans votre maison devraient vous alerter.

  • Une forte odeur de champignons, comme une odeur de sous-bois caractéristique
  • La présence de spores oranges sur votre mobilier ou au sol
  • Un plancher déformé ou présentant des marques brunes
  • Des plinthes en bois déformées ou boursouflées
  • Des auréoles jaunâtres ou foncées sur un plafond en plâtre
  • Une cloison de doublage qui fait apparaître des traces, des auréoles, ou des boursouflements de la peinture ou de la tapisserie
  • Des bois de charpente ou solives de plancher qui montrent des traces de pourriture cubique (le bois se délite en créant des fentes et petits cubes carrés ou rectangulaires)
  • La présence d’amas cotonneux ou de filaments blancs sur les pierres ou les parpaings dans votre sous-sol

Dès que vous faites face à ces premiers signes de mérule (ou encore de coniophore), dites-vous qu’une action rapide est nécessaire.

En savoir plus sur la méthode de traitement de la mérule.

Les questions que vous vous posez à propos de la mérule

  • Mon assurance couvre-t’elle les dégâts occasionnés par le mérule ?
  • Quel est le prix d’un traitement contre la mérule ?
  • Comment  reconnaître  le mérule ? Les propriétaires de maison qualifient souvent le mycélium du mérule ainsi : moisissure, toile d’araignée blanchâtre, amas cotonneux comme de la ouate, et une couleur rouille ou rouge brun dans le cas de fructification. Attention de ne pas confondre le mérule avec le salpêtre, qui n’est pas un champignon.
  • « J’ai vu des traces de mérule, on m’a dit que je pouvais la brûler au chalumeau ou mettre de l’eau de javel » ? Non vous conseillons vivement de proscrire ces méthodes. La contamination est surtout un ensemble complexe d’éléments. L’éradication passe par une bonne analyse de l’origine de la mérule et d’un traitement approprié.

Vous suspectez un début de mérule dans votre logement?

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BTR est spécialiste de la mérule depuis plus de 20 ans dans le Finistère et le Morbihan. Du diagnostic au traitement, nous intervenons rapidement et apportons une solution durable face à ce champignon dévastateur. Diagnostic mérule et devis gratuit sur simple demande